Vite, vite, vite !

De plus en plus vite.
Une des grandes évolutions de notre société est d’inventer, grâce à l’ingéniosité humaine, des moyens d’aller plus vite et encore plus vite. Nous ne pouvons pas rallonger le temps, alors, nous le compressons. En réduisant le temps que nous consacrons à chaque activité, nous libérons du temps !

Manger plus vite (trop vite), se déplacer plus vite, parfois trop vite, travailler plus vite (le temps c’est de l’argent), se contacter, être informé, acheter, se renseigner, être connecté plus vite et bien d’autres moments de notre vie où nous tentons de « gagner du temps ».

Mais le temps n’est pas à gagner. Il nous est donné. Dès notre naissance nous avons du temps, nous avons notre temps, tout notre temps. Alors, si effectivement notre évolution nous permet, grâce à de nouvelles technologies, d’effectuer nos tâches plus vite, et ainsi nous dégager de l’espace temporel, il est urgent de s’arrêter sur ce que nous en faisons.

Certes, il serait dommage de ne pas profiter de ces évolutions, nous permettant d’effectuer des activités, des tâches plus rapidement. Pour un résultat équivalent, bien sûr.

Mais attention ! Le résultat n’est pas le seul intérêt. L’attention, la concentration, les émotions et les gestes, du plus simple au plus compliqué, du plus fastidieux au plus jouissif, tout ce qui accompagne et remplit ce temps passé, fait notre existence. Alors méfions-nous de ne pas trop contracter le temps passé à nos activités, sous peine de perdre ce que chacune d’elle nous apporte de vie.

Et attention ! Attention à ne pas sombrer dans cette boulimie d’activités remplissant chaque instant libre de notre existence. Nous obligeant à une course pour, de nouveau, libérer du temps à remplir.
Nous nous créons ainsi, impatients, fatigués et énervés, car nous avons le sentiment de ne plus maîtriser ce qui nous appartient : notre temps.

Comme le disait cette vieille dame à la caisse d’un supermarché…
Tandis qu’elle cherchait, de sa faible vue, à trier les pièces jaunes de son porte-monnaie, elle s’est aperçue de l’impatience de certaines personnes dans la file d’attente derrière elle. Et, tout en regardant la caissière et accompagné d’un long soupir elle dit :
…  « Tant de gens ont une montre mais pas de temps »

Et enfin, Attention. Attention ! Restons attentifs à la personne la plus importante pour nous : « Nous-même »
Sachons libérer et profiter du temps pour nous même. Et ainsi, nous découvrir ou nous retrouver, ou simplement nous écouter pour nous comprendre et pouvoir nous occuper de nous. Nous n’en serons que mieux et, conscients de qui nous sommes et du temps que nous nous offrons, nous serons alors plus disponibles aux autres et à ce qui nous entoure.

Notre évolution est à notre service.
Sachons nous en servir pour évoluer.

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