Octobre

Mon marronnier s’est déplumé,

le conifère, lui, joue le fier.

Septembre persiste et insiste,

mais c’est l’ambre qui prend la suite.

 

Octobre habille la journée qui peine à se lever.

Parée du collier des perles de la rosée,

parfumée de senteurs légèrement boisées,

Octobre vêtit de sa robe,

aux motifs champignons et chauds marrons,

une nature de belle allure.

 

C’est octobre qui coiffe délicatement,

avec l’aide du vent,

les couleurs rousses d’automne.

Il nous donne et ordonne,

Et quand vient le soir,

aux termes d’une journée qu’octobre diminue,

résultat d’une heure peut être à jamais perdue,

on peut deviner dans les rides d’un ciel étiré,

la crainte d’un vieillissement prématuré.

 

Mais il faut que passent les saisons,

et si Octobre prépare le tison,

C’est peut-être pour nous rappeler,

que nous devons nous préparer,

à l’hiver qui viendra sans tarder.

 

Bien-êtrement vôtre,