Aux mères, aux femmes, aux filles

Qui a fait votre éducation sexuelle?

Je pose souvent cette question en séance, elle ne laisse jamais indifférent, elle met souvent les patientes mal à l’aise…leur non verbal parle tout seul!

Les réponses sont diverses et variées.

En voici quelques exemples:

  • Votre question est difficile, je ne sais pas trop quoi vous répondre.
  • Le sujet est plutôt tabou à la maison.
  • Je ne me souviens plus!
  • Quelques informations rapides venant de ma mère au moment des règles puis elle m’a donné des serviettes hygiéniques.
  • Ma grande soeur m’a expliqué différentes choses.
  • Nous en parlions entre copines.
  • J’ai appris seule en faisant différentes expériences…..

A l’heure où la sexualité se veut plus libérée, les tabous, les non-dits, le poids de l’éducation, de la religion sont encore trop présents….

Regarder son vagin avec un miroir, le toucher, essayer de sentir où se situent les zones érogènes comme le clitoris, se donner du plaisir en se masturbant ou en jouant avec des sextoys….

Ceci est encore très compliqué pour un bon nombre de femmes!

Parler ouvertement de sexualité, des fantasmes, du plaisir, des ressentis

elles n’osent pas, elles ont peur, elles ne s’autorisent pas, elles sont dans le déni, elles simulent,….

Alors comment parler de sexualité avec sa propre fille lorsque le sujet est impossible à aborder pour soi-même?

Il est effet difficile émotionnnellement de ne pas confondre LA sexualité et SA sexualité…

Il existe des spécialistes, des thérapeutes qui peuvent vous conseiller, vous aider à éclaircir vos zones d’ombres afin de mieux comprendre votre propre sexualité, afin de trouver votre propre épanouissement.

Si vous soulevez ces barrières qui vous empêchent d’avancer, vous aiderez aussi vos filles dans leur éducation sexuelle, sur leur chemin de femme….


Prendre soin d’eux, simplement.

Avec les fêtes de fin d’année 2017, certains d’entre nous, en ont profité pour créer des moments de rassemblement en famille. Que ce soit avec notre famille d’origine, famille nucléaire, belle famille, famille élargie, famille recomposée ou encore famille de cœur (composée de personnes que nous avons choisies), prendre soin de nos proches tout au long de l’année, demande un investissement allant au-delà des jours de festivités.

Alors, pour commencer cette nouvelle année 2018, « Être Bien au Quotidien » vous propose de partager, avec tous ceux et celles que vous aimez, cette petite présentation, remplie d’astuces de Grand-Mère ! Simples et pragmatiques, elles contribueront sans aucun doute, par ce geste simple de partage, au bien-être de chaque membre de votre famille…à commencer par vous-même !

 

Bien à Vous… et aux Vôtres


Vite, vite, vite !

De plus en plus vite.
Une des grandes évolutions de notre société est d’inventer, grâce à l’ingéniosité humaine, des moyens d’aller plus vite et encore plus vite. Nous ne pouvons pas rallonger le temps, alors, nous le compressons. En réduisant le temps que nous consacrons à chaque activité, nous libérons du temps !

Manger plus vite (trop vite), se déplacer plus vite, parfois trop vite, travailler plus vite (le temps c’est de l’argent), se contacter, être informé, acheter, se renseigner, être connecté plus vite et bien d’autres moments de notre vie où nous tentons de « gagner du temps ».

Mais le temps n’est pas à gagner. Il nous est donné. Dès notre naissance nous avons du temps, nous avons notre temps, tout notre temps. Alors, si effectivement notre évolution nous permet, grâce à de nouvelles technologies, d’effectuer nos tâches plus vite, et ainsi nous dégager de l’espace temporel, il est urgent de s’arrêter sur ce que nous en faisons.

Certes, il serait dommage de ne pas profiter de ces évolutions, nous permettant d’effectuer des activités, des tâches plus rapidement. Pour un résultat équivalent, bien sûr.

Mais attention ! Le résultat n’est pas le seul intérêt. L’attention, la concentration, les émotions et les gestes, du plus simple au plus compliqué, du plus fastidieux au plus jouissif, tout ce qui accompagne et remplit ce temps passé, fait notre existence. Alors méfions-nous de ne pas trop contracter le temps passé à nos activités, sous peine de perdre ce que chacune d’elle nous apporte de vie.

Et attention ! Attention à ne pas sombrer dans cette boulimie d’activités remplissant chaque instant libre de notre existence. Nous obligeant à une course pour, de nouveau, libérer du temps à remplir.
Nous nous créons ainsi, impatients, fatigués et énervés, car nous avons le sentiment de ne plus maîtriser ce qui nous appartient : notre temps.

Comme le disait cette vieille dame à la caisse d’un supermarché…
Tandis qu’elle cherchait, de sa faible vue, à trier les pièces jaunes de son porte-monnaie, elle s’est aperçue de l’impatience de certaines personnes dans la file d’attente derrière elle. Et, tout en regardant la caissière et accompagné d’un long soupir elle dit :
…  « Tant de gens ont une montre mais pas de temps »

Et enfin, Attention. Attention ! Restons attentifs à la personne la plus importante pour nous : « Nous-même »
Sachons libérer et profiter du temps pour nous même. Et ainsi, nous découvrir ou nous retrouver, ou simplement nous écouter pour nous comprendre et pouvoir nous occuper de nous. Nous n’en serons que mieux et, conscients de qui nous sommes et du temps que nous nous offrons, nous serons alors plus disponibles aux autres et à ce qui nous entoure.

Notre évolution est à notre service.
Sachons nous en servir pour évoluer.


Le stress des fêtes de fin d’année

Les fêtes approchent à grands pas…Tout le monde n’aime pas les fêtes de fin d’année !

Si pour certains, c’est une période de réjouissances qui rime avec famille, joie, chaleur ; pour d’autres, la simple évocation des réveillons réveille stress, angoisse, tristesse voire colère.

L’hiver annonce la fin d’un cycle et le début d’un nouveau, nous sommes donc face à la réalité des années qui passent, au temps qui s’écoule. Il en va de même pour notre propre cycle de vie, ce qui peut provoquer pour certains une terrible angoisse.

De plus, inévitablement la période de Noël nous renvoie à nos propres souvenirs d’enfance.

Si notre enfance n’a pas été heureuse, les émotions seront d’autant plus fortes à l’approche de cette fête symbolique.

Cela peut également raviver la mélancolie face à l’absence d’un être cher disparu.

De manière générale, il va sans dire que l’isolement, l’âge, la maladie, les difficultés économiques, socio-professionnelles, les tensions familiales et de couple sont ressenties de façon exacerbée.

Toutefois, il est possible de vivre cette période de l’année avec plus de sérénité.

Voici quelques conseils qui peuvent aider à chasser la morosité et, le spectre de la dépression :

  • Identifier la cause de ce mal-être afin de moins le subir car mettre des mots sur une tristesse, une phobie, une angoisse aide à faire chuter cette pression.
  • Ne pas passer Noël seul : il existe de nombreuses solutions (famille, amis, voisins, associations,…)
  • Faire des cadeaux et se faire des cadeaux : appel à votre créativité et imagination, il est possible de faire tous types de cadeaux !
  • Changez d’air si vous en ressentez le besoin. Le soleil réchauffe le cœur !
  • Et si malgré tout, vous sentez poindre la déprime, n’hésitez pas à aller consulter et demander conseil à un médecin, un psychothérapeute…

ETRE BIEN AU QUOTIDIEN, c’est aussi décider de passer de bonnes fêtes de fin d’année.

Offrez-vous ce plaisir !

Joyeux Noël et bonne année à tous.

mg-signature


L’astuce d’Yvette

Yvette, c’est ma super voisine! Vous savez, ce genre de personne que vous ne voyez pas tous les jours, mais dont la compagnie est naturellement agréable et stimulante! En plus de sa fraîcheur, Yvette connaît plein d’astuces pour simplifier la vie au quotidien! La semaine dernière elle me partageait un remède naturel pour désinfecter notre nez en cas de rhume:’

Quelques tiges de thym plongées dans de l’eau chaude, en inhalation. Les petits microbes qui nous font couler le nez, fuient à toute vitesse devant les propriétés antiseptiques du thym. 

J’ai essayé avec le début de rhume mon fils de 9 ans, et en deux jours tout était rentré dans l’ordre!

Merci Yvette!

Sandra-sig


Découvrons les talents de nos proches

Parfois, au détour d’un simple moment de partage avec une personne que l’on aime, nous avons le plaisir de découvrir des talents jusque là ignorés. Voici l’un de ceux que j’ai découvert il y a peu, de ma fameuse voisine Yvette: sa passion pour les mots . À ma demande, elle a très gentillement accepté de partager son inspiration du moment, pour les lecteurs et lectrices de Être bien au quotidien.

Merci Yvette pour ce joli texte!

     Sandra-sig


Ha mais vraiment!
Vous m’en direz tant !
Septembre, il est temps,
Cartables au dos, nez au vent.
La plupart du temps,
Les élèves prennent leur temps.
Cheminant, perdant tant de temps, Que la sonnerie retentissant,
Il faut en deux temps
Trois mouvements,
Ouvrir l’emploi du temps!
Ha aujourd’hui : Concordance des temps….
Pendant ce laps de temps,
Les adultes s’emportant,
S’affairent à gagner du temps.
Et en un rien de temps,
En rugissant,
Claquent portes et auvents
Et rattrapent le temps ,
Perdu en courant.
Et ils font tant et tant
Qu’ils arrivent à temps
Pour gagner chaque jour,
De quoi prendre du bon temps,
Quand viendra le printemps !

Bonne rentrée!

Yvette


“Choc pré-traumatique”: restons attentifs

C’est l’été, il fait beau, et pourtant il est facile de constater qu’autour de nous, flotte une ambiance tristement particulière : la pression liée aux événements qui ont déclenché le plan d’état d’urgence dans notre pays. Certains en parlent ouvertement, exprimant leur révolte, colère, sentiment d’injustice, tristesse… D’autres, muselés dans un silence apparent, n’échappent pas pour autant aux effets pervers du climat de tension et de suspicion actuel. Les émotions sont là, confrontant tout un chacun à la difficulté de trouver un moyen de canaliser ce qui est douloureux. Comment faire pour continuer à vivre, à garder espoir, en attendant l’arrivée de jours meilleurs ?

Dans cette configuration, nous pouvons observer une recrudescence de certains symptômes nommés communément “état d’anxiété” ou de “stress”. Ils peuvent prendre la forme de malaises vagaux, de fatigue permanente, irritabilité… D’autres constatent que leur sommeil est perturbé, que leur moral est de plus en plus fluctuant, qu’un rien les stresse. On se sent à fleur de peau en famille, au travail, dans les embouteillages … Face à l’horreur des événements actuels, on trouve facilement des arguments pour minimiser le message que peuvent envoyer ces symptômes, en se disant que ça passera. Mais les jours et les semaines suivants, ces symptômes persistent. Et dans certains cas il s’agit bien plus qu’une période de perturbation, mais bien d’un état de “stress” ou de “choc pré-traumatique”. Plus souvent habitués à entendre parler des “états de chocs post-traumatiques” ( suite à un incident vécu ), la conscience de notre état peut nous faire défaut. Il faut savoir que, l’accumulation des émotions, qui découlent de situations de menaces réelles ( “stress pré-traumatique”), amplifiée par des événements du même type, mais vécus de manière indirecte, peut déclencher ce que l’on pourrait appeler un “choc pré-traumatique”. Dans ce cas de figure, la situation redoutée n’arrive pas à la personne elle même, mais se retrouve vécue “par procuration”.  

Je recevais en consultation en début de semaine, une jeune maman qui s’était privée depuis quelques temps de sortir avec ses enfants dans les jardins publics. Elle m’expliquait combien elle se sentait bouleversée émotionnellement depuis qu’elle avait pris connaissance des événements du “14 juillet de Nice”.

“Vous vous rendez compte, me dit-elle fondant en larmes, moi aussi, quelques heures auparavant, j’ai amené mes enfants faire du manège! Ça aurait pu être nous, sous ce camion!”… 

Les images vues à la télévision tournent en boucle dans sa tête, l’empêchent de dormir, de sortir de chez elle, de se promener, et aussi de conduire sa voiture. Comme elle, des personnes développent à leur insu, les prémices des symptômes du même type. Cumulées au “stress pré-traumatique”, certaines images délivrées par les médias peuvent venir alimenter insidieusement un mal être déjà présent, et nous faire basculer au stade suivant qui est celui de l’état de choc. Les symptômes déjà présents s’enracinent voire même s’amplifient, développant chez certains individus des états d’anxiété chronique, ou encore des phobies telles que la peur des grands espaces(agoraphobie), de la foule (olchophobie),la peur de conduire ( amaxophobie), la peur de tomber malade (hypocondrie)… 

Prenons donc le temps, de porter attention aux “petits” maux exprimés par nos proches, car ils peuvent venir masquer comme pour cette patiente, un niveau de détresse, qui nécessite de consulter un thérapeute spécialisé dans la gestion des situations “pré et post-traumatiques”.

Prenons soin les uns des autres.

            Sandra-sig



Si nous étions des parents parfaits?

Avant de devenir parents, nous étions pleins de certitudes et d’évidences concernant l’éducation à donner à nos futurs enfants.Nous savions quelles erreurs nous ne voulions pas commettre. Nous disions: ” je ne ressemblerai jamais à ces parents, dont les enfants font des crises à se rouler par terre…”

Seulement voilà , une fois devenus parents la réalité nous a rattrapé, amenant avec elle son lot de questionnements, d’incertitudes et un nombre incalculable de maladresses éducatives! Inquiets des conséquences possibles sur “nos chères têtes blondes”, nous tâchons de trouver des solutions dans les fameux “manuels à l’usage des parents désespérés”. Mais les explications sur l’importance du rôle de la mère, des fonctions du père, renforcent d’un coup notre sentiment de culpabilité. Sans l’ombre d’un doute, nous avons atteint le statut de “parent imparfait”.
Cela étant dit, sans nier l’importance de la bienveillance nécessaire dans toute démarche éducative digne de ce nom, je voulais aujourd’hui attirer votre attention sur les risques de devenir des parents parfaits. Savez-vous que:

  • Si nous étions parfaits, nos enfants n’auraient jamais rien à nous reprocher donc, devraient tout accepter de nous sans broncher!
  • Si nous étions des parents parfaits, nos enfants n’auraient pas le temps d’avoir des désirs, puisque nous aurions déjà tout prévu!
  • Si nous étions des parents parfaits, ils n’auraient pas droit à l’erreur, au risque de se sentir constamment dévalorisés face à notre perfection!
  • En somme, si nous étions des parents parfaits, ce serait juste l’enfer pour eux! Car apprendre à lire, écrire, se laver, parler, manger, et toutes les autres choses, sans faire d’erreur, est tout simplement impossible pour un être humain normalement constitué!

Par conséquent, sans tomber dans le je m’en foutisme et la négligence, il semblerait finalement utile et important, en tant que parent, que nous soyons “suffisamment imparfaits”. Nos enfants ont besoin d’apprendre à vivre dans un cadre intègre, aimant, motivant et bienveillant. Être de bons parents, nécessite peut être tout simplement, que nous nous libérions de nos images de perfection, pour laisser la place au développement de notre capacité à donner le meilleur de nous, à ceux que nous aimons… Tout en reconnaissant nos erreurs!

À nos enfants chéris…

SSA-signature-crop