Bonnes résolutions et volonté

A l’occasion de la nouvelle année nous retrouvons maintes traditions : culinaires (fêtes et grands repas), gestuelles (danses et embrassades), morales (vœux et bonnes intentions), et bien d’autres.

Parmi ces traditions, nous retrouvons régulièrement la tradition des bonnes résolutions.

Effectivement le passage à la nouvelle année, cette sensation que nous vivons une fin et un commencement en un instant, invite dans l’euphorie, à engager pour soi les changements que l’on sait nécessaires, mais difficiles.

En 2007, une étude menée à l’Université de Bristol et impliquant 3 000 personnes, a montré que 88% des résolutions de la nouvelle année échouaient.

Pourtant ces résolutions sont généralement pensées et sensées. Et qui d’autre que nous peut suffisamment nous connaître pour savoir ce qu’il serait bon d’améliorer dans notre vie.

Oui mais voilà ! L’intention et la raison ont fort à faire face aux tentations et aux habitudes.

Vouloir trop en faire et en peu de temps, ou se fixer des objectifs intenables, met à mal notre volonté, outil premier pour réaliser nos rêves.

Il est dommage de galvauder cette tradition qui pourrait nous motiver dans la réalisation de ce que nous désirons. D’autant que l’irréalisation peut créer en nous, consciemment ou inconsciemment, un sentiment d’échec, vécu comme une frustration.

Alors, commencer avec des résolutions faciles puis se glorifier de leurs réussites, permettra d’entrainer et de muscler notre volonté et de pouvoir ainsi se lancer de nouveaux défis.

Exprimer cette résolution en public, de préférence à un proche que nous côtoyons toute l’année, permettra d’avoir de l’aide et de parler des difficultés ou de la réussite de sa réalisation.

Se fixer des étapes intermédiaires sera utile pour constater l’évolution, envisager le chemin parcouru, les difficultés rencontrées et apprécier l’expérience acquise.

Nous avons tout le temps de devenir celle ou celui que nous voulons être.

«un pas à la fois suffit»

                 —Ghandi

Et surtout, avec ou sans bonne résolution, je vous souhaite de vivre une très belle année 2017.

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Le stress des fêtes de fin d’année

Les fêtes approchent à grands pas…Tout le monde n’aime pas les fêtes de fin d’année !

Si pour certains, c’est une période de réjouissances qui rime avec famille, joie, chaleur ; pour d’autres, la simple évocation des réveillons réveille stress, angoisse, tristesse voire colère.

L’hiver annonce la fin d’un cycle et le début d’un nouveau, nous sommes donc face à la réalité des années qui passent, au temps qui s’écoule. Il en va de même pour notre propre cycle de vie, ce qui peut provoquer pour certains une terrible angoisse.

De plus, inévitablement la période de Noël nous renvoie à nos propres souvenirs d’enfance.

Si notre enfance n’a pas été heureuse, les émotions seront d’autant plus fortes à l’approche de cette fête symbolique.

Cela peut également raviver la mélancolie face à l’absence d’un être cher disparu.

De manière générale, il va sans dire que l’isolement, l’âge, la maladie, les difficultés économiques, socio-professionnelles, les tensions familiales et de couple sont ressenties de façon exacerbée.

Toutefois, il est possible de vivre cette période de l’année avec plus de sérénité.

Voici quelques conseils qui peuvent aider à chasser la morosité et, le spectre de la dépression :

  • Identifier la cause de ce mal-être afin de moins le subir car mettre des mots sur une tristesse, une phobie, une angoisse aide à faire chuter cette pression.
  • Ne pas passer Noël seul : il existe de nombreuses solutions (famille, amis, voisins, associations,…)
  • Faire des cadeaux et se faire des cadeaux : appel à votre créativité et imagination, il est possible de faire tous types de cadeaux !
  • Changez d’air si vous en ressentez le besoin. Le soleil réchauffe le cœur !
  • Et si malgré tout, vous sentez poindre la déprime, n’hésitez pas à aller consulter et demander conseil à un médecin, un psychothérapeute…

ETRE BIEN AU QUOTIDIEN, c’est aussi décider de passer de bonnes fêtes de fin d’année.

Offrez-vous ce plaisir !

Joyeux Noël et bonne année à tous.

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La réalité virtuelle au service de la santé

Saviez-vous que la réalité virtuelle s’est imposée avec succès dans de nombreux domaines de la santé, notamment dans le traitement des phobies?

En effet, les protocoles d’immersions dans des environnements virtuels adaptés et sécurisés, permettent aux patients d’être accompagnés lors de la phase incontournable de confrontation progressive à l’objet de leur peur. Grace à ce système breveté, vous pouvez désormais retrouver de l’autonomie dans votre vie quotidienne.

Depuis cet été, les patients du Cabinet Saint-Aimé bénéficient d’ores et déjà de cette approche thérapeutique avec grand succès.

De nombreuses phobies y sont traitées telles que:

  • La peur de l’avion (aviophobie)
  • La peur des hauteurs (acrophobie)
  • La peur des lieux publics (agoraphobie)
  • La peur des araignées (aragnophobie)
  • La peur des espace confinés ou clos (claustrophobie)
  • La peur le parler en public (glossophobie)
  • La peur de la foule (ochlophobie)
  • La peur de conduire (amaxophobie)

Ne laissez plus vos phobies diriger votre vie quotidienne.

Venez découvrir sans attendre ce procédé thérapeutique révolutionnaire et performant!

       Sandra-sig


“Choc pré-traumatique”: restons attentifs

C’est l’été, il fait beau, et pourtant il est facile de constater qu’autour de nous, flotte une ambiance tristement particulière : la pression liée aux événements qui ont déclenché le plan d’état d’urgence dans notre pays. Certains en parlent ouvertement, exprimant leur révolte, colère, sentiment d’injustice, tristesse… D’autres, muselés dans un silence apparent, n’échappent pas pour autant aux effets pervers du climat de tension et de suspicion actuel. Les émotions sont là, confrontant tout un chacun à la difficulté de trouver un moyen de canaliser ce qui est douloureux. Comment faire pour continuer à vivre, à garder espoir, en attendant l’arrivée de jours meilleurs ?

Dans cette configuration, nous pouvons observer une recrudescence de certains symptômes nommés communément “état d’anxiété” ou de “stress”. Ils peuvent prendre la forme de malaises vagaux, de fatigue permanente, irritabilité… D’autres constatent que leur sommeil est perturbé, que leur moral est de plus en plus fluctuant, qu’un rien les stresse. On se sent à fleur de peau en famille, au travail, dans les embouteillages … Face à l’horreur des événements actuels, on trouve facilement des arguments pour minimiser le message que peuvent envoyer ces symptômes, en se disant que ça passera. Mais les jours et les semaines suivants, ces symptômes persistent. Et dans certains cas il s’agit bien plus qu’une période de perturbation, mais bien d’un état de “stress” ou de “choc pré-traumatique”. Plus souvent habitués à entendre parler des “états de chocs post-traumatiques” ( suite à un incident vécu ), la conscience de notre état peut nous faire défaut. Il faut savoir que, l’accumulation des émotions, qui découlent de situations de menaces réelles ( “stress pré-traumatique”), amplifiée par des événements du même type, mais vécus de manière indirecte, peut déclencher ce que l’on pourrait appeler un “choc pré-traumatique”. Dans ce cas de figure, la situation redoutée n’arrive pas à la personne elle même, mais se retrouve vécue “par procuration”.  

Je recevais en consultation en début de semaine, une jeune maman qui s’était privée depuis quelques temps de sortir avec ses enfants dans les jardins publics. Elle m’expliquait combien elle se sentait bouleversée émotionnellement depuis qu’elle avait pris connaissance des événements du “14 juillet de Nice”.

“Vous vous rendez compte, me dit-elle fondant en larmes, moi aussi, quelques heures auparavant, j’ai amené mes enfants faire du manège! Ça aurait pu être nous, sous ce camion!”… 

Les images vues à la télévision tournent en boucle dans sa tête, l’empêchent de dormir, de sortir de chez elle, de se promener, et aussi de conduire sa voiture. Comme elle, des personnes développent à leur insu, les prémices des symptômes du même type. Cumulées au “stress pré-traumatique”, certaines images délivrées par les médias peuvent venir alimenter insidieusement un mal être déjà présent, et nous faire basculer au stade suivant qui est celui de l’état de choc. Les symptômes déjà présents s’enracinent voire même s’amplifient, développant chez certains individus des états d’anxiété chronique, ou encore des phobies telles que la peur des grands espaces(agoraphobie), de la foule (olchophobie),la peur de conduire ( amaxophobie), la peur de tomber malade (hypocondrie)… 

Prenons donc le temps, de porter attention aux “petits” maux exprimés par nos proches, car ils peuvent venir masquer comme pour cette patiente, un niveau de détresse, qui nécessite de consulter un thérapeute spécialisé dans la gestion des situations “pré et post-traumatiques”.

Prenons soin les uns des autres.

            Sandra-sig