Le portable : ami ou ennemi du couple ?

Notre portable nous accompagne partout jour et nuit, 24h/24.
A l’heure actuelle, difficile de nous en passer. En effet, il nous maintient constamment en lien avec les autres et le monde extérieur.
Mais il est bien plus qu’un simple outil de communication, c’est un objet individuel par excellence car il contient notre jardin secret, notre intimité.

Quelle que soit la raison, le portable est devenu une source de tension voire un sérieux rival au sein du couple.

Je reçois régulièrement en séance des couples qui s’en plaignent :

« Mon copain ne le quitte jamais, même le week-end, il répond à ses mails professionnels »
« Il joue sans cesse sur son portable »
« Elle passe tout son temps à textoter avec ses copines »
« Lorsque je lui parle, il/elle a les yeux rivés sur son portable donc il/elle ne m’écoute pas vraiment, d’ailleurs il/elle ne retient jamais ce que je lui dis »
« Même à table, il est sur son portable »
« Lorsque l’on va se coucher, il/elle prend son portable au lit, c’est comme s’il y avait tout le temps quelqu’un entre nous ! »
« Nous formons un ménage à trois : lui, moi et son téléphone portable »

La communication est une des clés de la réussite du couple.
Pour que cette communication soit constructive et porteuse, il est primordial que le couple puisse partager de vrais moments ensemble sans être parasité par le téléphone portable.
Pour le bien-être du couple, le mieux est de doser l’utilisation du portable principalement lorsque l’on est en compagnie de sa moitié.

Cependant, il est important de souligner qu’il existe des cas où le téléphone portable peut être un stimulant dans la vie intime du couple pour s’envoyer des sextos, des messages coquins, pour entretenir la flamme…
Il peut aussi être un moyen de communication pour le couple qui doit s’échanger des informations rapides notamment par rapport à l’organisation du quotidien ou pour entretenir des liens lorsque par exemple, pour des raisons professionnelles, la distance sépare le couple.

Mais en aucun cas, il ne doit prendre la place d’une tierce personne dans le couple !
Il appartient donc au couple de trouver le juste équilibre afin qu’il ne devienne pas une addiction.

« Le mieux est l’ennemi du bien mais le pire est l’ami de l’excès. »  Pierre DAC


Ces disputes qui font mal.

Dans la vie de couple, il arrive parfois après une dispute, que nous ayons des difficultés à nous rappeler le motif déclencheur. Néanmoins, au delà du fond, ces disputes peuvent marquer notre esprit à cause de leur forme; Qu’il s’agisse des propos employés, les regards méprisants, les insultes, les postures dédaigneuses, les éclats de voix … Leur impact sur l’affect des individus peut devenir un facteur de détérioration de la relation conjugale. Il convient de le prendre au sérieux et ce, pour deux principales raisons:

La première, réside dans le sentiment que l’autre s’autorise avec vous ce qu’il (elle) n’oserait pas avec d’autres personnes. Mes patients illustrent souvent ce phénomène par :

  • « Il n’y a qu’avec moi qu’il s’autorise à avoir ce genre d’attitude. »
  • « Qui d’autre elle ose traiter de connard? »
  • « Même quand il(elle) se dispute avec ses amis il(elle) n’adopte jamais une attitude aussi méprisante. »
  • « Dans ces moments là, ce n’est plus du tout la même personne… »
    Vous avez le sentiment d’être devenu un paquet sans valeur, sur lequel l’autre n’hésite pas à se défouler.

La deuxième, se trouve dans les dégâts produits lors de conflits où la forme l’emporte sur le fond. En effet, la souffrance ressentie alors, peut amener le couple à adopter des comportements de « préservation émotionnelle » ; C’est à dire, de diminuer l’intensité des marques quotidiennes de douceur dans la communication conjugale, afin de réduire l’écart émotionnel entre période de conflit et période de paix. Les démonstrations affectives perdent en fréquence; De mêmes les regards amoureux, les paroles tendres et les gestes attentionnés.En somme, tout est bon pour se préparer inconsciemment à la dégradation potentielle de la relation.

La répétition de certains conflits, dont la forme vient heurter le respect de votre intégrité émotionnelle et affective, peut générer des failles dans l’harmonie du lien conjugal. Cesser de réserver le pire de nous pour l’être que l’on dit aimer, peut s’avérer être un moyen concret de préserver l’équilibre du couple, au-delà de nos différends .

Prenez soin de vous.

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Si nous étions des parents parfaits?

Avant de devenir parents, nous étions pleins de certitudes et d’évidences concernant l’éducation à donner à nos futurs enfants.Nous savions quelles erreurs nous ne voulions pas commettre. Nous disions:  » je ne ressemblerai jamais à ces parents, dont les enfants font des crises à se rouler par terre… »

Seulement voilà , une fois devenus parents la réalité nous a rattrapé, amenant avec elle son lot de questionnements, d’incertitudes et un nombre incalculable de maladresses éducatives! Inquiets des conséquences possibles sur « nos chères têtes blondes », nous tâchons de trouver des solutions dans les fameux « manuels à l’usage des parents désespérés ». Mais les explications sur l’importance du rôle de la mère, des fonctions du père, renforcent d’un coup notre sentiment de culpabilité. Sans l’ombre d’un doute, nous avons atteint le statut de « parent imparfait ».
Cela étant dit, sans nier l’importance de la bienveillance nécessaire dans toute démarche éducative digne de ce nom, je voulais aujourd’hui attirer votre attention sur les risques de devenir des parents parfaits. Savez-vous que:

  • Si nous étions parfaits, nos enfants n’auraient jamais rien à nous reprocher donc, devraient tout accepter de nous sans broncher!
  • Si nous étions des parents parfaits, nos enfants n’auraient pas le temps d’avoir des désirs, puisque nous aurions déjà tout prévu!
  • Si nous étions des parents parfaits, ils n’auraient pas droit à l’erreur, au risque de se sentir constamment dévalorisés face à notre perfection!
  • En somme, si nous étions des parents parfaits, ce serait juste l’enfer pour eux! Car apprendre à lire, écrire, se laver, parler, manger, et toutes les autres choses, sans faire d’erreur, est tout simplement impossible pour un être humain normalement constitué!

Par conséquent, sans tomber dans le je m’en foutisme et la négligence, il semblerait finalement utile et important, en tant que parent, que nous soyons « suffisamment imparfaits ». Nos enfants ont besoin d’apprendre à vivre dans un cadre intègre, aimant, motivant et bienveillant. Être de bons parents, nécessite peut être tout simplement, que nous nous libérions de nos images de perfection, pour laisser la place au développement de notre capacité à donner le meilleur de nous, à ceux que nous aimons… Tout en reconnaissant nos erreurs!

À nos enfants chéris…

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