Le couple en crise

Le mois de janvier est pour certains couples, la date limite qu’ils se sont fixés, pour décider de leur avenir conjugal : continuer ensemble ou se séparer. Il faut dire que, lorsqu’une relation a vraiment compté, il n’est jamais facile, même avec de bons arguments, de décider de tourner la page d’une partie de notre existence.

Il existe pourtant 4 questions fondamentales à se poser, susceptibles de nous aider lorsque nous sommes en plein doute, sur notre avenir conjugal :

Question n°1– Ai-je vraiment mis en place des actions concrètes pour améliorer la situation de mon couple ? Prendre le temps, de noter pour soi-même, ce que nous avons mis en œuvre pour sortir notre couple du naufrage, est important. Quels que soient les griefs de départ, ce n’est pas en attendant que l’autre fasse le premier pas, que l’on met le maximum de chances de son côté de s’en sortir. Car, contrairement à ce que l’on croit, quel que soit le passif du couple, pour le sauver, il faut être deux ; chacun devant faire sa part. Alors, commencez, si ce n’est déjà fait, par faire la vôtre !

Question n°2– Ai-je dit explicitement à mon/ma conjoint(e) que je mettais des choses en œuvre, pour améliorer la situation conjugale ? En effet, il n’est pas rare qu’en contexte de crise conjugale, notre regard sur les actions et réactions de l’autre, soient mal interprétées. À ce titre, l’un de mes patients s’est vu reproché son attitude distante envers sa conjointe, alors que celui-ci, pensait se donner les moyens de lui donner « l’espace pour respirer » dont elle disait avoir besoin. Parfois l’enfer étant pavé de bonnes intentions… mieux vaut se donner la peine, de formuler explicitement les nôtres, pour qu’elles ne passent pas inaperçues, pour la personne à laquelle nous les avons destinées.

Question n° 3-Est-ce que, ce que j’attends venant de mon/ma conjoint(e), c’est de voir des changements au niveau de sa personnalité ? On ne le dira jamais assez : ON NE CHANGE PERSONNE ! Chacun de nous est comme il est, avec ses qualités et ses défauts. Demander ou attendre que l’autre change, c’est lui demander de changer ce qu’il/elle est par nature. Au mieux, plein de bonnes intentions l’autre va « essayer », en faisant des efforts qui, bien entendu ne dureront pas dans le temps. Il ne faut pas confondre deux choses :

  • Faire, ou chercher ensemble des compromis, où chacun se retrouve gagnant

et

  • Demander à l’autre de gommer une partie de sa nature, parce qu’elle nous dérange

Avant de formuler une attente, il faut faire le tri, entre nos demandes de changements et nos demandes de compromis. Car eux seuls, peuvent être constructifs, puisqu’ils seront respectueux de la nature et du bien-être de chacun des deux.

Question n°4-Quels engagements avez-vous pris et respectés ? Dans un couple, on peut se dire plein de belles choses, se faire plein de belles promesses ; mais elles finissent dans la case des vœux pieux, si elles ne sont pas accompagnées de réels engagements. Un engagement, c’est un acte par lequel on va se donner les moyens, d’accomplir quelque chose. Il est important de prendre le temps, pour faire le point sur nos réels engagements. Lesquels avons-nous pris, nous sommes-nous donnés les moyens de les tenir ? …

Car, ce sont nos engagements qui constituent les fondations sur lesquelles repose tout l’édifice conjugal.

Alors prenez le temps de répondre consciencieusement à ces 4 questions, avec la plus grande sincérité. Les réponses que vous y apporterez, pourraient vous permettre d’envisager cette étape de votre couple, sous un angle différent.

Avec sincérité,


Si nous étions des parents parfaits?

Avant de devenir parents, nous étions pleins de certitudes et d’évidences concernant l’éducation à donner à nos futurs enfants.Nous savions quelles erreurs nous ne voulions pas commettre. Nous disions:  » je ne ressemblerai jamais à ces parents, dont les enfants font des crises à se rouler par terre… »

Seulement voilà , une fois devenus parents la réalité nous a rattrapé, amenant avec elle son lot de questionnements, d’incertitudes et un nombre incalculable de maladresses éducatives! Inquiets des conséquences possibles sur « nos chères têtes blondes », nous tâchons de trouver des solutions dans les fameux « manuels à l’usage des parents désespérés ». Mais les explications sur l’importance du rôle de la mère, des fonctions du père, renforcent d’un coup notre sentiment de culpabilité. Sans l’ombre d’un doute, nous avons atteint le statut de « parent imparfait ».
Cela étant dit, sans nier l’importance de la bienveillance nécessaire dans toute démarche éducative digne de ce nom, je voulais aujourd’hui attirer votre attention sur les risques de devenir des parents parfaits. Savez-vous que:

  • Si nous étions parfaits, nos enfants n’auraient jamais rien à nous reprocher donc, devraient tout accepter de nous sans broncher!
  • Si nous étions des parents parfaits, nos enfants n’auraient pas le temps d’avoir des désirs, puisque nous aurions déjà tout prévu!
  • Si nous étions des parents parfaits, ils n’auraient pas droit à l’erreur, au risque de se sentir constamment dévalorisés face à notre perfection!
  • En somme, si nous étions des parents parfaits, ce serait juste l’enfer pour eux! Car apprendre à lire, écrire, se laver, parler, manger, et toutes les autres choses, sans faire d’erreur, est tout simplement impossible pour un être humain normalement constitué!

Par conséquent, sans tomber dans le je m’en foutisme et la négligence, il semblerait finalement utile et important, en tant que parent, que nous soyons « suffisamment imparfaits ». Nos enfants ont besoin d’apprendre à vivre dans un cadre intègre, aimant, motivant et bienveillant. Être de bons parents, nécessite peut être tout simplement, que nous nous libérions de nos images de perfection, pour laisser la place au développement de notre capacité à donner le meilleur de nous, à ceux que nous aimons… Tout en reconnaissant nos erreurs!

À nos enfants chéris…

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