Ces disputes qui font mal.

Dans la vie de couple, il arrive parfois après une dispute, que nous ayons des difficultés à nous rappeler le motif déclencheur. Néanmoins, au delà du fond, ces disputes peuvent marquer notre esprit à cause de leur forme; Qu’il s’agisse des propos employés, les regards méprisants, les insultes, les postures dédaigneuses, les éclats de voix … Leur impact sur l’affect des individus peut devenir un facteur de détérioration de la relation conjugale. Il convient de le prendre au sérieux et ce, pour deux principales raisons:

La première, réside dans le sentiment que l’autre s’autorise avec vous ce qu’il (elle) n’oserait pas avec d’autres personnes. Mes patients illustrent souvent ce phénomène par :

  • « Il n’y a qu’avec moi qu’il s’autorise à avoir ce genre d’attitude. »
  • « Qui d’autre elle ose traiter de connard? »
  • « Même quand il(elle) se dispute avec ses amis il(elle) n’adopte jamais une attitude aussi méprisante. »
  • « Dans ces moments là, ce n’est plus du tout la même personne… »
    Vous avez le sentiment d’être devenu un paquet sans valeur, sur lequel l’autre n’hésite pas à se défouler.

La deuxième, se trouve dans les dégâts produits lors de conflits où la forme l’emporte sur le fond. En effet, la souffrance ressentie alors, peut amener le couple à adopter des comportements de « préservation émotionnelle » ; C’est à dire, de diminuer l’intensité des marques quotidiennes de douceur dans la communication conjugale, afin de réduire l’écart émotionnel entre période de conflit et période de paix. Les démonstrations affectives perdent en fréquence; De mêmes les regards amoureux, les paroles tendres et les gestes attentionnés.En somme, tout est bon pour se préparer inconsciemment à la dégradation potentielle de la relation.

La répétition de certains conflits, dont la forme vient heurter le respect de votre intégrité émotionnelle et affective, peut générer des failles dans l’harmonie du lien conjugal. Cesser de réserver le pire de nous pour l’être que l’on dit aimer, peut s’avérer être un moyen concret de préserver l’équilibre du couple, au-delà de nos différends .

Prenez soin de vous.

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Si nous étions des parents parfaits?

Avant de devenir parents, nous étions pleins de certitudes et d’évidences concernant l’éducation à donner à nos futurs enfants.Nous savions quelles erreurs nous ne voulions pas commettre. Nous disions:  » je ne ressemblerai jamais à ces parents, dont les enfants font des crises à se rouler par terre… »

Seulement voilà , une fois devenus parents la réalité nous a rattrapé, amenant avec elle son lot de questionnements, d’incertitudes et un nombre incalculable de maladresses éducatives! Inquiets des conséquences possibles sur « nos chères têtes blondes », nous tâchons de trouver des solutions dans les fameux « manuels à l’usage des parents désespérés ». Mais les explications sur l’importance du rôle de la mère, des fonctions du père, renforcent d’un coup notre sentiment de culpabilité. Sans l’ombre d’un doute, nous avons atteint le statut de « parent imparfait ».
Cela étant dit, sans nier l’importance de la bienveillance nécessaire dans toute démarche éducative digne de ce nom, je voulais aujourd’hui attirer votre attention sur les risques de devenir des parents parfaits. Savez-vous que:

  • Si nous étions parfaits, nos enfants n’auraient jamais rien à nous reprocher donc, devraient tout accepter de nous sans broncher!
  • Si nous étions des parents parfaits, nos enfants n’auraient pas le temps d’avoir des désirs, puisque nous aurions déjà tout prévu!
  • Si nous étions des parents parfaits, ils n’auraient pas droit à l’erreur, au risque de se sentir constamment dévalorisés face à notre perfection!
  • En somme, si nous étions des parents parfaits, ce serait juste l’enfer pour eux! Car apprendre à lire, écrire, se laver, parler, manger, et toutes les autres choses, sans faire d’erreur, est tout simplement impossible pour un être humain normalement constitué!

Par conséquent, sans tomber dans le je m’en foutisme et la négligence, il semblerait finalement utile et important, en tant que parent, que nous soyons « suffisamment imparfaits ». Nos enfants ont besoin d’apprendre à vivre dans un cadre intègre, aimant, motivant et bienveillant. Être de bons parents, nécessite peut être tout simplement, que nous nous libérions de nos images de perfection, pour laisser la place au développement de notre capacité à donner le meilleur de nous, à ceux que nous aimons… Tout en reconnaissant nos erreurs!

À nos enfants chéris…

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L’autre est mon reflet

Savez vous pourquoi votre conjoint(e) ne s’occupe pas de vous comme vous le souhaitez? Quand je pose cette question à mes patients, la réponse la plus fréquente est « parce que l’autre n’est pas assez ceci ou cela… Parce que dans son enfance il (elle) a manqué de ceci ou de cela »….en somme pour un ensemble de raisons totalement indépendantes d’eux mêmes. Résultat, aucune voie d’amélioration ne semble envisageable, à moins d’en passer par un conflit visant à confronter l’autre à ses manquements.
Heureusement il existe d’autres voies possibles pour faire face à votre insatisfaction. L’une d’elle consiste à vous poser la question suivante : mon conjoint(e) me traite t’il comme moi je me traite? Donc avec la même bienveillance mais également avec les mêmes manquements! Réfléchissez quelques instants à votre façon de prendre soin de vous même: Faites un bilan et regardez la place que vous accordez réellement à la satisfaction de vos propres besoins. Quels sont les moyens concrets que vous mettez en place pour les satisfaire? Remettez-vous régulièrement ce qui est pour vous à plus tard? Vous laissez-vous parasiter par les imprévus ou obligations du quotidien? … Si tel est votre cas , je vous invite à faire l’expérience de prendre soin de vous et de vos besoins, VOUS MÊME !

  • Premièrement, en identifiant le domaine dans lequel vous devez vous apporter plus de soin. Pour ce faire,formulez en une phrase simple l’un des manquements de votre conjoint(e) à votre égard . Par exemple: il ou elle n’est pas attentionné(e) avec moi.
  • Deuxièmement, posez vous la question suivante: Est ce que je m’accorde l’attention que je voudrais que l’autre me donne? En somme, est-ce que je me traite de la manière, dont je voudrais que l’autre me traite? Soyez sincère avec vous même; ou demandez à un(e) ami(e)de vous y aider en lui posant la question à votre sujet . Vous constaterez que bien souvent la réponse est non, ou pas assez, ou encore, que vous estimez que ce n’est pas à vous de le faire mais à l’autre…

Bien des gens cherchent à modifier le comportement des autres à leur égard en voulant agir sur l’autre. Mais c’est une perte de temps. Commencez par être pleinement bienveillant avec vous même : prenez le temps nécessaire pour prendre soin de vous et de vos besoins. Faites-le avec toute la joie, la gentillesse et la générosité, que vous voudriez ressentir et recevoir de la part de l’autre. Faites-le avec cœur et non avec ressentiment… Encore moins dans l’idée de prendre votre revanche sur l’autre!
Si vous voulez qu’il y ait du changement positif dans vos relations interpersonnelles, vos relations conjugales, commencez à poser des actions concrètes avec vous même, et pour vous même! Vous verrez, certaines améliorations viendront bien plus vite que vous ne le croyez ! Notamment parce que l’autre vous percevra avec la véritable valeur que vous vous accordez.

Miroir, mon beau miroir…

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