La réalité virtuelle au service de la santé

Saviez-vous que la réalité virtuelle s’est imposée avec succès dans de nombreux domaines de la santé, notamment dans le traitement des phobies?

En effet, les protocoles d’immersions dans des environnements virtuels adaptés et sécurisés, permettent aux patients d’être accompagnés lors de la phase incontournable de confrontation progressive à l’objet de leur peur. Grace à ce système breveté, vous pouvez désormais retrouver de l’autonomie dans votre vie quotidienne.

Depuis cet été, les patients du Cabinet Saint-Aimé bénéficient d’ores et déjà de cette approche thérapeutique avec grand succès.

De nombreuses phobies y sont traitées telles que:

  • La peur de l’avion (aviophobie)
  • La peur des hauteurs (acrophobie)
  • La peur des lieux publics (agoraphobie)
  • La peur des araignées (aragnophobie)
  • La peur des espace confinés ou clos (claustrophobie)
  • La peur le parler en public (glossophobie)
  • La peur de la foule (ochlophobie)
  • La peur de conduire (amaxophobie)

Ne laissez plus vos phobies diriger votre vie quotidienne.

Venez découvrir sans attendre ce procédé thérapeutique révolutionnaire et performant!

       Sandra-sig


« Choc pré-traumatique »: restons attentifs

C’est l’été, il fait beau, et pourtant il est facile de constater qu’autour de nous, flotte une ambiance tristement particulière : la pression liée aux événements qui ont déclenché le plan d’état d’urgence dans notre pays. Certains en parlent ouvertement, exprimant leur révolte, colère, sentiment d’injustice, tristesse… D’autres, muselés dans un silence apparent, n’échappent pas pour autant aux effets pervers du climat de tension et de suspicion actuel. Les émotions sont là, confrontant tout un chacun à la difficulté de trouver un moyen de canaliser ce qui est douloureux. Comment faire pour continuer à vivre, à garder espoir, en attendant l’arrivée de jours meilleurs ?

Dans cette configuration, nous pouvons observer une recrudescence de certains symptômes nommés communément « état d’anxiété » ou de « stress ». Ils peuvent prendre la forme de malaises vagaux, de fatigue permanente, irritabilité… D’autres constatent que leur sommeil est perturbé, que leur moral est de plus en plus fluctuant, qu’un rien les stresse. On se sent à fleur de peau en famille, au travail, dans les embouteillages … Face à l’horreur des événements actuels, on trouve facilement des arguments pour minimiser le message que peuvent envoyer ces symptômes, en se disant que ça passera. Mais les jours et les semaines suivants, ces symptômes persistent. Et dans certains cas il s’agit bien plus qu’une période de perturbation, mais bien d’un état de « stress » ou de « choc pré-traumatique ». Plus souvent habitués à entendre parler des « états de chocs post-traumatiques » ( suite à un incident vécu ), la conscience de notre état peut nous faire défaut. Il faut savoir que, l’accumulation des émotions, qui découlent de situations de menaces réelles ( « stress pré-traumatique »), amplifiée par des événements du même type, mais vécus de manière indirecte, peut déclencher ce que l’on pourrait appeler un « choc pré-traumatique ». Dans ce cas de figure, la situation redoutée n’arrive pas à la personne elle même, mais se retrouve vécue « par procuration ».  

Je recevais en consultation en début de semaine, une jeune maman qui s’était privée depuis quelques temps de sortir avec ses enfants dans les jardins publics. Elle m’expliquait combien elle se sentait bouleversée émotionnellement depuis qu’elle avait pris connaissance des événements du « 14 juillet de Nice ».

« Vous vous rendez compte, me dit-elle fondant en larmes, moi aussi, quelques heures auparavant, j’ai amené mes enfants faire du manège! Ça aurait pu être nous, sous ce camion! »… 

Les images vues à la télévision tournent en boucle dans sa tête, l’empêchent de dormir, de sortir de chez elle, de se promener, et aussi de conduire sa voiture. Comme elle, des personnes développent à leur insu, les prémices des symptômes du même type. Cumulées au « stress pré-traumatique », certaines images délivrées par les médias peuvent venir alimenter insidieusement un mal être déjà présent, et nous faire basculer au stade suivant qui est celui de l’état de choc. Les symptômes déjà présents s’enracinent voire même s’amplifient, développant chez certains individus des états d’anxiété chronique, ou encore des phobies telles que la peur des grands espaces(agoraphobie), de la foule (olchophobie),la peur de conduire ( amaxophobie), la peur de tomber malade (hypocondrie)… 

Prenons donc le temps, de porter attention aux « petits » maux exprimés par nos proches, car ils peuvent venir masquer comme pour cette patiente, un niveau de détresse, qui nécessite de consulter un thérapeute spécialisé dans la gestion des situations « pré et post-traumatiques ».

Prenons soin les uns des autres.

            Sandra-sig