Pouvoir versus Vouloir

Il m’est souvent demandé ce qui explique que des vies d’apparences exemplaires, puissent être source de mal-être ?

En effet, peut être avez-vous déjà constaté que certaines personnes semblent inlassablement insatisfaites de ce qu’elles ont. Je repense à cette jeune femme de 34 ans, qui faisait le constat qu’elle était malheureuse dans sa vie professionnelle. Pourtant très correctement rémunérée et bénéficiant de nombreux avantages en tant que salariée de son entreprise elle me disait :

« Je suis comptable, parce que mes parents voulaient que je fasse des études qui me permettent d’avoir un bon métier. À l’époque cette filière était prometteuse… J’ai tout réussi : Examens, concours, entretiens d’embauches. J’ai toujours tout réussi. Objectivement je ne devrais pas me plaindre ! Au fond de moi je me dis que je n’ai pas tant de mérite que ça, car je sais que j’ai des facilités au niveau scolaire… Je reconnais que je devrais m’estimer heureuse d’être à ce poste ; Mes collègues sont sympas, l’ambiance est bonne, mon employeur est content de moi… Alors pourquoi je me sens si mal ? »

Je lui demande alors :

« Madame M, que voudriez-vous ressentir dans votre vie professionnelle ? »

Elle me répond spontanément :

« Me sentir utile… J’ai toujours rêvé d’être utile aux autres. Voir que ce que je fais compte vraiment dans la vie de quelqu’un. Mais dans mon métier actuel, je n’ai pas ce sentiment. »

Cette patiente a appris au cours des consultations, à faire la différence entre ce qu’elle pouvait faire et ce qu’elle voulait faire. Car être capable d’exécuter certaines tâches, même consciencieusement et avec facilité, n’est pas toujours gage de satisfaction. Cette patiente en illustre bien l’exemple !

Par contre, lorsque nous voulons profondément réaliser certaines choses, les actions que nous menons pour y parvenir, contiennent le germe indispensable à notre épanouissement : Le plaisir de réaliser des choses qui ont du sens pour nous. Pour cette patiente, être utile aux autres, constitue une motivation existentielle faisant sens, vis à vis des valeurs qui sont les siennes.

Bien entendu, il ne s’agit pas là de nous soustraire à nos devoirs fondamentaux !

Mais globalement, mettons-nous suffisamment nos compétences au service de nos réelles aspirations ? Ou bien passons-nous plus de temps à nous noyer dans des activités qui ne nous apportent pas la satisfaction dont nous avons tant besoin ?

Alors donnons-nous le droit de mettre plus souvent nos capacités au service de notre volonté, afin qu’elles puissent favoriser l’émergence et la concrétisation de nos véritables sources de bonheur, et d’épanouissement.

Puissent nos compétences servir nos plus belles volontés.

     

 


Vous avez dit Burn-Out?

Le terme anglais burn-out signifie “brûler jusqu’à ce que toute substance disparaisse, se consume entièrement”.

Le burn-out est aussi appelé épuisement professionnel car il prend sa source dans le cadre professionnel.

A notre époque, il devient une préoccupation de plus en plus courante dans le monde du travail. Il est la conséquence d’un stress chronique qui évolue vers l’épuisement physique et émotionnel.

Les premiers symptômes sont un état de fatigue intense, un surmenage, un stress chronique, des insomnies, une irritabilité forte…..Un jour, l’épuisement est à son comble et la crise se manifeste tant au niveau émotionnel ( perte de confiance en soi, angoisses intenses, effondrement émotionnel, sentiment d’être agressé) ou dans le corps (blocage du dos, problème cardiaque…).

Le burn-out conduit alors au désinvestissement dans le travail, au manque d’efficacité et de concentration, à une mauvaise organisation, à l’isolement social, au désordre émotionnel, à la démotivation.

Malgré tout cela, il est très difficile pour la personne en burn-out de s’arrêter de travailler et de reconnaître sa problématique car en général, la honte et le déni prennent toute la place. Le rôle de l’entourage est donc primordial à ce stade pour que la personne prenne conscience de son état et décide de se faire aider, de se soigner grâce à un soutien thérapeutique et médical.

Le cadre thérapeutique permet de se recentrer, de prendre du recul, de chercher des solutions, de faire des nouveaux projets…

Ce qui est également important, c’est de bien distinguer le burn-out de la dépression.

Le burn-out peut entraîner une dépression mais le burn-out n’est pas une dépression.

En effet, la dépression peut toucher toutes les trates de la vie tandis que le burn-out est en lien avec le milieu du travail.

Le burn-out est un des fléaux de notre époque car nous ne prenons plus le temps de rien, nous vivons à mille à l’heure. Il est donc nécessaire d’en prendre conscience et de rester vigilant.

Chacun de nous doit apprendre à vivre autrement afin de respecter son équilibre intérieur et une qualité de vie.

Il existe des professionnels qualifiés dans le prévention du burn-out, n’attendez pas qu’il soit trop tard!

 

Carpe Diem à tous

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